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 Les sept péchés capitaux

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hydie
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MessageSujet: Les sept péchés capitaux   Ven 13 Fév - 18:38



"7,
nombre parfait et symbole de l'abondance divine, il est aussi selon la Bible le nombre du châtiment, de la purification
et de la pénitence. Il est aussi attribué à Satan qui s'efforce de copier Dieu se faisant le singe de Dieu. Ainsi la bête
infernale de l'Apocalypse (Ap 13,1) a sept têtes.
Saint Augustin voit le sept comme la perfection de la Plénitude. Il en faisait aussi le nombre de la créature, considérant
non la vie de celle-ci mais son devenir, l'évolution. C’est également lui qui a nommé les péchés capitaux
pour la première fois. Selon lui ce ne sont pas les plus graves mais ceux qui sont à l’origine de tous les autres."


Le premier à reconnaître un certain nombre de ce qu'il appelait des passions fut Évagre le Pontique, moine gnostique et origénique mort dans le désert égyptien en 399 :
Évagre identifia huit passions et estimait que tous les comportements
impropres trouvaient leur origine dans une ou plusieurs de celles-ci.
La liste actuelle a été citée par Thomas d'Aquin dans sa Somme théologique (question 84, Prima secundae) au XIIIe siècle. Il y mentionne que certains d'entre eux ne sont pas en eux-mêmes à proprement parler des péchés, mais plutôt des vices, c'est-à-dire des tendances à commettre certains péchés.

  • la paresse (Acedia en latin) : refus d'accomplir des tâches nécessaires. Son démon est Belphégor ;
  • l'orgueil (Superbia en latin) : attribution à ses propres mérites de qualités vues comme des dons de Dieu (intelligence, etc.). Son démon est Lucifer ;
  • la gourmandise (Gula
    en latin) : ce n'est pas tant la gourmandise au sens moderne qui est
    blâmable que la gloutonnerie, cette dernière impliquant davantage
    l'idée de démesure et d'aveuglement que le mot gourmandise. Par ailleurs, on constate que dans d'autres langues ce péché n'est pas désigné par un mot signifiant « gourmandise » (gluttony en anglais, par exemple) [1]. Son démon est Belzébuth ;
  • la luxure (Luxuria en latin) : plaisir sexuel recherché pour lui-même. Son démon est Asmodée ;
  • l'avarice (Avaritia en latin) : accumulation des richesses recherchée pour elle-même. Son démon est Mammon ;
  • la colère (Ira en latin) : courte folie déjà pour les Anciens, entraînant parfois des actes regrettables. Son démon est Satan ;
  • l'envie (Invidia en latin): émotion éprouvée par celui qui désire intensément posséder le bien d’autrui (à ne pas confondre avec la jalousie). Son démon est Léviathan.
La liste de péchés capitaux n'a pas été modifiée au printemps 2007, contrairement à ce que 20minutes, Courrier International ont pu laisser croire, le cardinal interviewé parlant de notion moderne du péché et non de nouveaux péchés capitaux. Cette notion moderne comporte : la pollution, la manipulation génétique, le trafic de drogue, les injustices économiques et sociales.

Péchés capitaux et péchés véniels

Les péchés capitaux sont des péchés de "tête" (capita), cela ne signifie pas qu'ils sont plus graves que d'autres, mais plutôt qu'ils sont à même d'en entraîner bien d'autres.
Le péchés capitaux/non-capitaux ne sont donc pas à confondre avec les péchés mortels/véniels, cette dernière distinction portant sur l'importance réelle du péché, sa capacité à nous couper ou non de l'amour et de Dieu.

Les sept vertus


Pour équilibrer, il existe sept vertus. Cependant, ces vertus ne correspondent pas à l'inverse des sept péchés capitaux.
Les vertus théologales (d'origine divine), que sont la foi, l'espérance et la charité, sont complétées par les vertus cardinales (d'origine humaine), que sont la justice, la prudence, la tempérance et la force ([morale], c'est-à-dire le courage), et qui étaient déjà reconnues par les philosophes.
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hydie
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MessageSujet: La Paresse   Ven 13 Fév - 18:42


La paresse ne doit pas être confondue avec l'otium (le loisir) que les Romains opposaient au negotium (le commerce). L'otium est une vertu du lettré défendue par Cicéron et Sénèque, et surtout un privilège indispensable pour exercer les activités du citoyen, participer à la vie de la cité et au brassage des idées, et
que seule la possession de terres peut assurer. La paresse, en revanche, consiste à ne pas avoir envie de faire ce qu'il serait en principe nécessaire que l'on fasse, pour soi ou pour les autres, afin en général de mieux vivre ; d’où son aspect de péché capital, d'autant que nombre de comportements asociaux proviennent in fine de la paresse et du souhait de laisser autrui faire le travail qui nous incomberait.
On ne doit pas la confondre non plus avec le repos réparateur, ou même simplement propice à la réflexion et à l'instrospection, qui a été loué en son temps par Thomas d'Aquin. L'Évangile est d’ailleurs parsemé d’incitations à ne pas perdre sa vie à la gagner.
Face aux valeurs du travail, le culte de la paresse et de l'oisiveté apparaît comme une attitude réellement subversive : si chacun arrêtait d’occuper son emploi, ou du moins d'en faire le centre de son activité, le monde serait bien différent.
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MessageSujet: L'Orgueil   Ven 13 Fév - 19:13


L'orgueil est, dans la religion catholique, un péché capital.
Il s'agit d'une opinion très avantageuse, le plus souvent exagérée, qu'on a de sa valeur personnelle aux dépens de la considération due à autrui, à la différence de la fierté qui n'a nul besoin de se mesurer à l'autre ni de le rabaisser. Manque ou absence d'humilité.
Selon Jean Benedicti ("La somme des péchés", 1587, p. 351), "Envie est fille d’orgueil". Académie Française: 1. Estime excessive de sa propre valeur. 2.
Sentiment de fierté légitime qui éloigne de toute sorte de bassesse, amour propre, dignité. 3. Objet sujet de fierté.
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MessageSujet: La Gourmandise   Ven 13 Fév - 20:12

La gourmandise est un désir d'aliments jugés particulièrement agréables, que certains moralistes et certaines doctrines religieuses peuvent considérer comme un défaut ou une faute.
Dans les religions abrahamiques, la gourmandise est opposée aux enseignements de modération. Dans la religion chrétienne, la gourmandise est un des sept péchés capitaux et s'oppose à la tempérance.
Au XIXe siècle, des Français établissent une distinction entre
gourmandise et goinfrerie, considérant la première comme une qualité,
la seconde comme un défaut.
La gourmandise se distingue de la boulimie en ce qu'elle est associée au plaisir suscité par la consommation des aliments et n'est pas pathologique.
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MessageSujet: La Luxure   Ven 13 Fév - 20:21



La luxure désigne un penchant immodéré pour la pratique des plaisirs sexuels. Elle renvoie aussi à une sexualité désordonnée ou incontrôlée. Le mot provient du latin luxuria, qui date de 1119.
Pour le catholicisme, c'est l'un des sept péchés capitaux. Les actes relevant de la luxure sont nombreux, on peut citer différentes espèces de luxure : la fornication, le stupre, le rapt, l'adultère, l'inceste, le sacrilège, la bestialité, la sodomie, l'onanisme, l'impureté.
La luxure impliquerait cécité spirituelle, précipitation, attachement au présent, horreur ou désespoir de l'avenir.Dante évoque la luxure dans ses cercles infernaux. Dans sa représentation, il place les luxurieux au deuxième cercle de l'Enfer. Il les décrit comme tourmentés par la bourrasque infernale : "Et je compris qu'un tel
tourment était le sort des pécheurs charnels,/qui soumettent la raison aux appétits."
Les religions anciennes ne concevaient pas le vice luxurieux. Au contraire, certaines religions très répandues pratiquaient parfois des actes luxurieux dans le cadre de leurs rituels, comme les Bacchanales, dont les excès amenèrent le Sénat romain à les interdire à Rome en 186 av. J.-C.. On trouve aussi des célébrations dionysiaques qui pratiquaient collectivement ce genre d'excès, sous l'emprise de drogues et d'alcool (Temple de Dionysos à Baalbeck), et aussi des prostitutions sacrées. Voir Mont Éryx en Sicile, par exemple.
Dans la mythologie, il y eut des dieux de la luxure dans bien des cultures :

  • Anouket en Égypte
  • Venus à Rome
  • Aphrodite en Grèce
  • Lilith à Babylone
  • Tlazolteotl pour les Mexicas
  • Freya pour les Nordiques
  • Kâma pour l'hindouisme. Dans ce cas c'est un dieu, et de son nom provient le Kama Sutra
Certaines de ces figures étaient aussi considérées comme étant des dieux de l'amour.

Socialement et moralement

Faire de la recherche du plaisir sexuel un but à part entière n'est pas systématiquement perçu d'un mauvais œil. L'hédonisme et le Kâmasûtra peuvent illustrer ce propos.
De nos jours, les aventures sexuelles prémaritales multiples sont courantes, tout comme le concubinage. On peut citer aussi certaines pratiques sexuelles, encore marginales, comme l'échangisme, la sexualité de groupe, le voyeurisme ou l'exhibitionnisme, parfois sanctionnées par la loi quand elles s'exposent au public.
Bien que l'évolution des mœurs tende à banaliser certaines pratiques sexuelles et à taxer parfois ceux que cela choque de fermeture d'esprit, le sexe suscite de nombreuses problématiques qui ne peuvent pas être traitées avec autant de légèreté que les libertins le voudraient, notamment sur les questions du consentement et des
conséquences psychologiques et affectives des actes.
Il est difficile de mesurer les effets sociologiques d'une banalisation des pratiques sexuelles car les sondages et témoignages recueillis, se heurtant à l'intimité, reposent sur des faits invérifiables, amplifiables ou dissimulables selon l'image que le témoin veut donner de lui (envers les autres et parfois envers lui-même, jusque dans l'anonymat).
La pornographie entre pleinement dans le champ de la luxure lorsqu'elle pousse à l'extrême et à l'excès ses représentations, notamment lorsqu'elle fait preuve de violence. Elle est parfois accusée d'incitation au viol, de
déformer le sens des réalités de ses consommateurs, d'imposer un imaginaire normatif et réducteur de la sexualité
et de banaliser les comportements sexuels marginaux. Des études ont relevé une corrélation significative entre la légalisation de la pornographie et l'augmentation de la criminalité sexuelle (dont le nombre de viols), d'autres montrent, avec le soutien de psychiatres, que la dépendance à la pornographie jouait un rôle indéniable dans le passage à l'acte de nombreux délinquants sexuels.
De fortes critiques portent sur les valeurs mêmes véhiculées par la pornographie qui réduirait les femmes à n’être que des « objets » et ramènerait les relations amoureuses à de simples rapports sexuels. Dans ce dernier cas ceci affecte le rapport amoureux de l'homme et donc remet en question son bonheur, d'où le problème de la luxure,
indépendamment de toute considération religieuse.
En matière d'éducation des enfants, les effets du visionnage d’images pornographiques sont très appréhendés.

Sexualité déviante ou criminelle

En psychiatrie, le domaine de la sexualité (criminelle et/ou pathologique) n'est pas négligé. Il existe des thérapies visant à aider les patients à diminuer leurs intérêts sexuels déviants, leurs fantaisies envers des objets sexuels inadéquats (comme des enfants) ou des scénarios sexuels inadéquats (dont le viol). Par exemple, le recours à la restructuration cognitive intervient dans le cas de patients présentant des croyances et des attitudes face aux agressions sexuelles qui pourraient conduire au passage à l’acte. La sexualité peut se construire autour de croyances impertinentes comme par exemple le fait de croire que les femmes apprécient l’expérience du viol, que
les enfants ne sont pas marqués par des contacts sexuels, qu’il est normal qu’un homme insiste violemment si une femme rejette une première demande, ou que des rapports sexuels avec les animaux sont sans danger pour le psychisme. Cette méthode permet le remplacement des distorsions cognitives par des pensées plus appropriées. L'éducation sexuelle et l'apprentissage des habiletés sociales lorsqu'elles font défaut, permettent aussi de réduire les manifestations de troubles comportementaux d'ordre sexuel.
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MessageSujet: L'Avarice   Ven 13 Fév - 20:25


L'avarice est un état d’esprit qui consiste à ne pas vouloir se séparer de ses biens et richesses. L'avarice est l'un des sept péchés capitaux définis par le catholicisme à partir de leurs interprétations d'écrits d'un Père de l'Église (Saint Augustin) sur la généalogie du péché. Elle peut se traduire par une thésaurisation complète d’argent, sans aucune volonté de le dépenser un jour. A l'extrême limite, l'avare se prive de tout pour ne manquer de rien. Montaigne recommande dans ses Essais : « Ne faites donc pas comme l'avare, qui perd beaucoup pour ne vouloir rien perdre ».
Au Québec, le personnage de Séraphin de Claude-Henri Grignon est passé dans le langage populaire comme un synonyme d'avare. Dire d'un homme qu'il est "un vrai Séraphin" équivaut à dire qu'il est d'une grande avarice.
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MessageSujet: La Colère   Ven 13 Fév - 20:39


En psychologie, la colère est considérée comme une émotion secondaire à une blessure, un manque, une frustration.
Elle est affirmation de sa personne et sert au maintien de son intégrité physique et psychique ou alors elle est l'affirmation d'une volonté personnelle plus ou moins altruiste. Une colère saine est sans jugement sur autrui. Parce qu'elle peut faire souffrir celui qui l'exprime, elle peut être considérée comme une passion.

Son origine mythologique

D'après la Mythologie grecque, la Colère aurait été engendrée par l'Air et la Terre Mère qui donnèrent en même temps naissance à la Terreur, l'Habileté et la Dissension (entre autres).

Sa démesure

Si la colère est une forme d'expression licite contre l'indignation et l'injustice, elle est parfois incontrôlable. Face à un mal subi, l'homme en colère ne se contente pas alors de répondre par un mal équivalent, rétablissant une sorte d'ordre de droit égalitaire, mais rend facilement au centuple le mal qu'il a subi.
Pour Albert Camus :
La révolte est le refus d'une part de l'existence au nom d'une autre part qu'elle exalte. Plus cette exaltation est profonde, plus implacable est le refus. Ensuite, lorsque dans le vertige et la fureur, la révolte passe du tout ou rien, à la négation de tout être et de toute nature humaine, elle se renie à cet endroit.
La colère, aveugle et dévastatrice, devient de la fureur et génère de la peur.

Une émotion censurée

Dans la tradition catholique, la colère fait partie des sept péchés capitaux, avec la paresse, la gourmandise, l'orgueil, la luxure, l'avarice et l'envie.
Chez les bouddhistes, la colère fait partie des trois poisons de l'esprit, avec l'avidité, ou Trishna, et l'ignorance, ou Avidyā.
"Les Dieux sont autocrates. Ils ont confisqué l'immortalité et la colère". Seul Dieu a le droit d'être en colère" : c'est l' ire de Dieu, un flot d'ouragan, un souffle torride qui balaye tout sur son passage.
"Un esclave, un domestique, un prisonnier, désormais un salarié, ne peuvent oser la colère, il en va pour eux de leur survie (physique ou professionnelle)". "Les ébauches de législation sur le harcèlement moral dans les entreprises viennent sans doute aucun de la disparition forcée et acceptée de l'expression de la colère sur les lieux de travail, de son caractère décrété tacitement impossible, impensable". Dans le milieu familial, à l'école, la situation n'est guère différente.
Pourtant la psychologie a bien montré, et expérimente chaque jour, les effets nocifs de la censure de la colère, qui enferme l'individu dans des zones de non-dits et parasite la relation à soi-même et aux autres. Il existe pourtant des expressions positives de la colère, qu'il est possible d'apprendre, de même qu'il est possible et souvent souhaitable d'accueillir la colère des autres.
Pour mémoire, "Chez les Inuits, la colère s'exprime toujours en public, les deux adversaires s'insultent, s'injurient, jusqu'à ce que les rires des spectateurs et spectatrices de cette joute, où aucun coup n'est échangé mais où aucun mot n'est censuré, les départagent".

Un enjeu : la justice

Pour Lytta Basset, l'injustice est un des mobiles de la colère et "une personne en colère est une personne qui n'a pas renoncé à la justice".
La question de la justice ne se pose que dans le champ des relations interpersonnelles : la colère constitue un formidable contre-pouvoir face aux idéologies de toutes sortes. Elle est un potentiel de transformation inter-individuelle, à condition de ne pas "casser" la relation.

Tant que la recherche de la justice mobilise un individu, le processus de justification est sous-jacent. Mais cela nécessite qu'une relation soit encore possible, que le sujet en colère ne s'enferme pas à l'intérieure d'elle, et qu'un Autre puisse l'accueillir.
Si ce n'est pas le cas, le sujet se met en danger. La tentation de l'auto-justification est grande, nourrissant le soupçon qu'autrui a besoin d'un coupable. La culpabilité et le sentiment de culpabilité s'entremêlent, pour le meilleur et pour le pire.
Si ce n'est pas le cas, la frontière précise entre l'auto-accusation et l'accusation réelle est mince, quelle que soit la légitimité de la colère.
Le processus de justification se transforme alors en hostilités et en inimitiés et celui du bouc émissaire entre en scène.
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MessageSujet: L' envie   Ven 13 Fév - 20:44


L' envie est un désir qui échappe à la raison. Par opposition, le désir raisonné se nomme la volonté.

L’envie est désignée comme vice par la tradition chrétienne et fait partie des Sept péchés capitaux définis par Thomas d'Aquin. Dans ce cadre, elle désigne plus particulièrement l’émotion éprouvée par celui qui désire intensément posséder le bien d’autrui.
Thomas d'Aquin décrit une certaine progression de l'envie, avec un début, un milieu et un terme. Au début on s'efforce d'amoindrir la gloire d'autrui, soit secrètement (chuchotement malveillant) ; soit ouvertement
(diffamation). Le milieu est ce qui résulte de cette volonté de diminuer la gloire d'autrui : soit l'on y réussit et l'on jubile d'avoir causé des difficultés, soit l'on échoue et l'on est déçu de voir la réussite de l'autre. Enfin, il y a la haine.

Sociologie

L’envie peut être également définie comme la volonté de posséder sans nécessité et s’oppose alors au besoin.
Ainsi, la volonté d’obtenir une même chose pourra être désignée comme envie ou besoin en fonction de l’idée que l’observateur se fait de la nécessité de posséder la chose pour la personne qui exprime cette volonté. Par exemple, la volonté de manger pour une personne qui a « vraiment » faim sera généralement considérée comme un besoin, alors qu’il s’agit d’une envie dans le cas contraire. L’envie que l’on trouve injustifiée, c’est-à-dire sans aucune nécessité, est parfois appelée « caprice », bien que le mot soit plutôt utilisé dans un cas opérationnel précis : celui d’une chose réclamée et dont on ne veut plus une fois qu’on l’a.

Psychologie

En psychologie, l’envie désigne un désir dont le sujet ne connaît pas l’origine.
L’envie est alors un réflexe dont la part d’inné et d’acquis est bien difficile à établir. Pour certains, l’envie est le propre de l’Homme et serait l’un des moteurs de son évolution. Il s’agit en ce cas d’une acception toute différente du terme.
La psychanalyste Melanie Klein comprit l'envie comme une tendance à la destructivité visant tout ce dont dépend le sujet (et non le sujet lui même, à la différence de la pulsion de mort au sens freudien). L'envie peut alors être rapprochée de l'agressivité chez Sigmund Freud, soit un mélange, compromis avec la pulsion de mort qui la fait se tourner vers l'extérieur.
Mais l'envie, telle que décrite par Klein, décrit bien l'insupportable que représente le bon objet , dont dépend le nourrisson. Cette envie s'opppose à la gratitude (psychanalyse).
René Girard fait de l'envie, du mimétisme, le moteur principal du monde moderne (Mensonge romantique et vérité romanesque, 1961). Il entraine sur sa thèse un nombre croissant de chercheurs dans
toutes les sciences humaines (voir Paul Dumouchel et Jean Pierre Dupuy, in L'enfer des choses, Seuil, 1979 ; René Girard et la logique de l'économie, in Le Monde de l'education, Mai 2006, entretien avec René Girard).
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MessageSujet: Re: Les sept péchés capitaux   Mar 28 Avr - 14:16

merci hydie ca ne montre encore une fois de plus que nous avons toujours au moins deux péchés capitaux Evil or Very Mad
comment faire pour les eviter voila la bonne question??
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MessageSujet: Re: Les sept péchés capitaux   

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Les sept péchés capitaux
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